Jacques Chancel est mort

Jacques Chancel (DR).

Jacques Chancel (DR).

Pour tous ceux que le passé renvoie à l’Indochine – c’est mon cas -, la mort de Jacques Chancel n’est pas seulement celle du grand journaliste que tout le monde a connu. Son décès à 86 ans réveille en moi des souvenirs maternels. Ma mère a en effet connu Jacques Chancel à Saïgon, alors qu’elle était stagiaire à Radio-Saïgon et fréquentait le milieu journalistique.

Mais comme d’habitude, c’est Erik Orsenna, de l’Académie française, qui a trouvé les mots justes pour parler de Jacques Chancel :

« Jacques Chancel incarnait la France des 80 dernières années ! À 20 ans, il est journaliste en Indochine. Déjà, il essaye d’élever les auditeurs. Plutôt que de pousser des disques sur Radio-France-Asie, il invite des figures locales et culturelles. Toute sa vie, il a accompagné le Tour de France, cette grande fête sportive et populaire. Pour rien au monde, il n’aurait manqué ce rendez-vous. Il a incarné la culture populaire. Il a fait connaître avec bienveillance une grande quantité d’artistes. Ses interviews étaient des modèles inégalés : il écoutait ce qu’on disait en préparant la question d’après. Jamais personne n’a fait ça avant et après lui. Chancel était un passeur comme je n’en ai jamais connu. Le Pyrénéen qu’il était n’était préoccupé que par l’élévation : faire monter les gens et faire de la musique. »

Lire la suite des hommages sur Le Point.fr

Jacques Chancel et l’Indochine, sur Paris-Match.com : l’hebdomadaire se souvient de tous ces grands noms du journalisme et de la littérature qui ont accompagné les débuts de Jacques Chancel à Saïgon : Max Clos (qui fut dans les années 70 directeur éditorial du Figaro), Lucien Bodard, Mag Bodard (qui apprit à ma mère à faire la pizza, un plat exotique pour l’Indochine !), et tant d’autres…

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