Vers un livret de famille où chaque enfant aurait trois filiations ?

L'enfant aura-t-il un jour son propre livret de famille avec ses parents biologiques, ses parents juridiques et ses parents sociaux ? C'est ce que demandent les parents gays et lesbiens (DR).

L’enfant aura-t-il un jour son propre livret de famille avec ses parents biologiques, ses parents juridiques et ses parents sociaux ? C’est ce que demandent les parents gays et lesbiens (DR).

L’adoption homosexuelle, c’est-à-dire le fait de confier un enfant qui a perdu son père et sa mère à deux adultes de même sexe, n’est que le début d’un long processus de déconstruction. La loi sur la famille va venir en débat prochainement et, au-delà même de la PMA (pour les lesbiennes) et de la GPA (pour les gays), un certain nombre de projets pourraient (re)faire leur apparition. Sur ce point, les propositions élaborées au fil du temps par l’APGL (Association des parents et futurs parents gays, et lesbiens) sont révélatrices de l’éclatement de la notion de filiation auquel aboutirait la déconstruction de la famille (*).

Les membres de l’APGL, partisans de l’indifférenciation du genre des parents, ont ainsi proposé, en 2005, « qu’un “livret de famille de l’enfant” lui soit attribué dès son arrivée où seraient matérialisés les liens de l’enfant avec son environnement familial. Y seraient indiqués les trois aspects de la filiation : ceux qui se sont engagés dès sa naissance pour le conduire vers l’âge adulte (le juridique), ceux qui ont donné la vie à l’enfant (le biologique), ceux avec lesquels l’enfant a tissé des liens (le social) ». De trois à six parents par enfant, voire plus… Au Canada, d’ores et déjà, un enfant peut avoir trois parents : sa mère, la femme de sa mère, et son père biologique (CA Ontario, 2 janv. 2007, A.A. c/ B.B. (2007), ONCA 2).

On voit ici affleurer la théorie du genre, qui « tend à caractériser les personnes non sur leur identité sexuelle, mais par leur orientation sexuelle », indique Aude Mirkovic (« La théorie du Gender », 3 juill. 2012). Lors des débats parlementaires sur l’éducation, il y a quelques jours, les députés socialistes avaient adopté un amendement à l’article 31 de la loi définissant les missions de l’école élémentaire. Cet amendement visait à rendre obligatoire un cours sur « l’égalité de genre » aux enfants. Selon Julie Sommaruga, députée de la 11ème circonscription des Hauts-de-Seine, cet amendement vise à déconstruire les stéréotypes sexués « afin de substituer à des catégories comme le sexe ou les différences sexuelles, qui renvoient à la biologie, le concept de genre qui lui, au contraire, montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature, mais sont historiquement construites et socialement reproduites. »

Vous avez bien lu, cette théorie « montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature ». Dire que ça m’avait échappé !

(*) Audition par la mission d’information parlementaire pour la famille, 2005.

 

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6 commentaires pour Vers un livret de famille où chaque enfant aurait trois filiations ?

  1. Le Monde a posé la question à des personnes qui connaissent ou ont connu cette situation. Ils seraient aujourd’hui en France de 24 000 à 40 000, selon l’Institut national d’études démographiques. Pierre et Lyns, les deux plus jeunes, ont été contactés par le biais de l’Association des parents gays et lesbiens. Deux autres témoins ont déjà raconté leur histoire dans le livre de Taina Tervonen et Zabou Carrière, Fils de… (Trans photographic press, 2011, 25 €). Tous les autres ont été recontactés après avoir répondu à un appel à témoignages sur LeMonde.fr. Leur donner la parole ne signifie pas qu’ils ont valeur d’échantillon représentatif.

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  2. Robbie Hopper dit :

    À la différence des beaux-parents qui arrivent dans un second temps, les partenaires sont des coparents , car ils sont prêts à s’engager vis-à-vis de l’enfant dès sa conception. Ils assurent le quotidien comme les parents naturels et se sentent des parents à part entière même s’ils n’en ont pas le statut légal.

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  3. Exquisiteur dit :

    2013 = une Annus horribilis pour beaucoup, une Annus dei pour certains.

    La méthode pour arracher cette loi est un chef d’oeuvre de manipulation mentale en bande organisée.
    Recette: Prenez un élément de la devise républicaine EGALITE , travestissez le en disant que c’est Egalité des droits et non devant la loi chargée de nous protéger des caprices des dieux ,rois, tyrans,….
    Rajouter « pour tous » pour faire plus égalité parfaite, changez les définitions des mots (sexe, couple,….) et vous avez une loi de « coucou qui couve dans le nid des autres » cad une loi qui dit que le mariage est indéfini en genre, en nature, et en conséquences, dont un « cloaque ».
    Bref la confusion des esprits par la manipulation de la sémantique

    Le président vient de déclarer que les mots « ont un sens (résistance, eugénisme, nazisme,  » et c’est sa majorité auto-baillonnée qui vote une une loi « sans sens ».
    Et c’est avec la sémantique que l’on construit ses « représentations culturelles » dont celle de l’orientation sexuelle.

    La loi avait diabolisée l’homosexualité, elle la « sanctifie » désormais

    Les partisans de la Liberté demande à la loi de gérer leurs fesses , et ensuite se plaignent que la loi les ait diabolisé.

    la LGBT nous dit à la télé  » On ne choisit pas son orientation sexuelle » .

    Donc si on ne la choisit pas c’est donc qu’elle est « imposée ». Par quoi, par qui, comment ?
    Est ce une maladie, une obligation commandée par la chimie corporelle, par le cerveau, les neurones mal connectés, des représentations culturelles en conflit ?
    Les homos sont ils malades? handicapés ? puisque qu’une obligation d’orientation sexuelle leur est imposée d’une manière « invisible ».ou « inconnue ».

    Donc la gente homos ne dispose pas de la Liberté de choix par  » nature ».
    Les français de moins de 18 ans ne disposent pas de la Liberté de choix dans leur vie ni dans l’exercice de droits que d’autres ont. (aussi les fous, les handicapés, etc…)

    Il faut donc que les français mineurs réclament « L’EGALITE DES DROITS » puisque qu’une discrimination envers eux existe PARCE QU’ILS SONT et non pas parce qu’ils FONT.

    Désormais l’orientation sexuelle et le genre ressenti sont la base de l’identité sexuelle.
    Donc les combinaisons d’identité sont infinies et il faudra autant de lois que de caprices ressentis.

    Si on choisit son orientation sexuelle alors
    C’est la vague « nombriliste du MOI JE »  » MOI CECI ou CELA » qui déferle c’est à dire « je suis le seul membre important de la société et j’ai tous les droits (Liberté) et je réclame l’Egalité avec ceux qui ont des droits que je n’ai pas sans assumer leurs obligations.

    C’est la théorie du « MON CAPRICE vaut plus que celui de mon voisin ». Refus du vivre ensemble avec des différences.

    La théorie du genre semble l’équivalent de la théorie de « la main invisible des marchés » et de l’ultra dérégulation financière et économique . Les plus influents s’en sortent.
    L’argent va permettre de réaliser ce que Orwell / Huxley anticipaient, à savoir « tout être humain est une marchandise et son patrimoine génétique aussi ».

    Cette théorie veut nier une réalité scientifique du moment présent sur le système de reproduction qui a façonné les sociétés dès qu’elles ont pu faire le lien entre un acte sexuel et une naissance (ce qui n’était pas évident à faire )
    La Vie intelligente a choisi de se perpétuer dans beaucoup d’espèces par la différenciation génétique chromosomique (XY-XX) afin de multiplier les opportunités de « redistribuer » les « codes génétiques » par essais/erreurs en s’appuyant sur une stratégie « du plaisir sexuel » (un sucre d’orge pour une vie ?)
    La diversité des porteurs de gamètes assurerait la diversité des individus ?
    En cela on peut dire qu’il n’existe pas sur terre 2 personnes ayant le même sexe défini chromosomiquement.
    On peut avancer que, dans le cerveau, l’identité sexuelle non perturbée par les erreurs de fonctionnement endocriniens/chimiques, il y aurait un dialogue entre les représentations culturelles « homme-femme » ressentie et émanant des opérations cérébrales.

    La société n’est plus organisée selon une charte de paix civile négociée mais sur la paix civile imposée par les plus influents par l’argent, le sexe, et la corruption des esprits.
    Il me semble que cela s’appelle « la tyrannie ». Accommodons nous en donc puis que c’est la loi.
    Mais le retour de baton sera terrible pour nos petits enfants, futurs esclaves et marchandises de ce système. Jouissons encore un peu de « la vie de derrière les yeux » pendant que c’est un peu possible.

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  4. AZIZ BENKIRANE dit :

    Bien plus …
    Une maman porteuse …
    L’épouse de la maman …
    Le papa biologique …
    Les époux de même sexe …

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  5. En ouvrant la réunion , ce soir-là, il passe en revue les « cinq formes de familles homoparentales » . Les « ex-hétéros » qui ont eu des enfants avant de vivre en couple homosexuel ­ « ils sont de moins en moins nombreux » . Les couples de femmes qui ont bénéficié d’une insémination artificielle avec donneur ­ « une pratique interdite en France mais autorisée en Belgique ou aux Pays-Bas , ce qui explique qu’on les appelle les bébés Thalys » . Les coparentalités entre un couple de lesbiennes et un couple de gays ­ « l’enfant a un père et une mère biologiques et deux parents sociaux ». Les adoptions par l’un des membres du couple ­ « fermées aux couples homosexuels mais ouverte aux célibataires » . Et les couples d’hommes qui font appel à une mère porteuse ­ « une pratique confidentielle interdite en France mais autorisée en Grande- Bretagne et aux Etats-Unis » .

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  6. Un sondage Elle-Ipsos révélait en avril 2004 que si les Français étaient à 64 % favorables au mariage gay, ils n’étaient plus que 49 % à envisager favorablement l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. Un chiffre pourtant « positif », et révélateur de l’évolution des mentalités, surtout si l’on songe que l’homosexualité n’a été dépénalisée qu’en 1982. Politique dans un premier temps, le débat s’est aujourd’hui déplacé dans la cour de ceux qui auraient logiquement dû être consultés en priorité : les professionnels de l’enfance et de la famille, pédopsychiatres, psychologues et psychanalystes.

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