Jacques Fesch : un Saint-Germanois, un meurtrier, un saint

Jacques Fesch (DR).

Jacques Fesch (DR).

Tous les vieux Saint-Germanois connaissent cette histoire qui revient à ma mémoire. C’est celle d’un jeune homme de bonne famille, élevé à Saint-Erembert puis à Claude-Debussy, qui rêvait de faire le tour du monde à la voile. En rupture avec sa famille il commet un braquage et tue un policier. Guillotiné le 1er octobre 1957, Jacques Fesch est aujourd’hui sur la voie de la béatification.

J’avais envie de rappeler cette histoire singulière, que les Saint-Germanois n’ont pas oubliée :

(Source : Wikipedia) « Jacques Fesch (né le 6 avril 1930 à Saint-Germain-en-Laye – mort guillotiné le 1er octobre 1957 à Paris) condamné pour un braquage commis le 25 février 1954 à Paris, suivi par le meurtre d’un gardien de la paix. Il est le fils de Georges Fesch, directeur de banque et artiste (pianiste) belge (issu de la même famille que le cardinal Joseph Fesch, oncle maternel de Napoléon Bonaparte)[1] et de Marthe Hallez. Son père, qui dirige une banque belge pour les étrangers, s’installe avec sa famille dans les années 1920 à Paris puis à Saint-Germain-en-Laye. Jacques reçoit dans son enfance une éducation religieuse dont il se détache assez tôt. Il fait ses études à l’école Saint-Érembert de 1938 à 1947, puis intègre le lycée Claude-Debussy. Tout au long de son enfance, il reste marqué par la forte personnalité de son père, par sa profonde érudition ainsi que par son affirmation d’homme athée. Les rapports difficiles entre ses parents instaurent dans la durée un climat familial instable. Il rencontre sa future femme Pierrette lorsqu’il est encore lycéen. De 1950 à 1951, il accomplit son service militaire dont il sort avec le grade de caporal et un certificat de bonne conduite (…). En rupture avec son environnement immédiat, en quête d’évasion et d’horizons lointains, il projette d’acheter un voilier. Le 25 février 1954 à Paris, il attaque le changeur Silberstein pour lui voler des pièces d’or, et tente de l’assommer. Mais la victime a le temps d’appeler à l’aide, et Fesch est poursuivi dans la rue par un agent de police, Jean-Baptiste Vergne. Perdant ses lunettes dans sa fuite, Fesch, malgré sa forte myopie, se retourne et tire au jugé de la poche de son imperméable, touchant en plein cœur le policier qui décède. Fesch est arrêté quelques minutes plus tard dans le métro… »

Jacques Fesch s’est (re)converti au catholicisme. Il est aujourd’hui sur la voie de la béatification. C’est un symbole pour l’église du nouveau pape François : prendre les hommes là où ils sont, dans la misère de leur vie ; les élever au-delà d’eux-mêmes. Le Christ n’attend pas la perfection, il vous prend par la main pour vous y conduire…

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