Quinze ans, gay, suicidé

Jadin Bell, mort à 15 ans (DR). Cliquez pour lire l'article du Huffington Post (en anglais).

Jadin Bell, mort à 15 ans (DR). Cliquez pour lire l’article du Huffington Post (en anglais).

Le jeune Jadin Bell avait tenté de se suicider il y a quelques jours par pendaison dans la cours de récréation de son collège. Il n’a pas survécu à ses blessures. Transporté d’urgence dans un hôpital spécialisé pour les enfants (Doernbecher à Portland dans l’Oregon), il a été placé sous assistance respiratoire dans un état grave, et malgré les soins intensifs qu’on lui a prodigués, le garçon est décédé il y a quelques heures, victime des intimidations et des injures liées à une orientation sexuelle qu’il n’avait pas choisie.

Le jeune homme ne supportait plus ce harcèlement, spécifiquement homophobe, dont il était la cible, malgré sa popularité, sa gentillesse et sa joie de vivre. Il avait prévenu sa famille de ses difficultés à supporter son lycée, et il avait proposé de recevoir ses cours par correspondance.

En plein débat sur le mariage dit « pour tous », il ne suffit pas de dire qu’on se bat pour la cause des enfants, si nous ne sommes même pas capables de secourir ceux qui sont à nos côtés. C’est pour des jeunes comme lui qu’il faut voter en faveur du mariage homosexuel ; Jadin n’avait pas choisi « son camp » et il avait droit à une vie « comme-tout-le-monde », pas à des bordées d’injures quotidiennes. Et c’est pour les mêmes raisons, en sens inverse, qu’il faut protéger le droit qu’ont les enfants d’avoir un papa et une maman.

Il faut préserver nos enfants de tout ça.

RIP

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6 commentaires pour Quinze ans, gay, suicidé

  1. Jean-Pierre dit :

    Là vous êtes plus clair 🙂

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    • Exquisiteur dit :

      Merci, c’est la différence entre une réponse un peu réfléchie et une réponse réactive de mauvaise humeur.

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  2. Exquisiteur dit :

    Je tente une version « compréhension » par la technique du questionnement .
    1- Tous les jeunes sont ils égaux dans leur résistance à l’agression verbale/physique ?
    2- Le suicide de jeunes gays doit il faire réagir la LGBT de demander un statut particulier d’union pour rendre socialement visible et acceptable l’homosexualité, réduisant les tensions homophobes ?
    3- Un statut particulier veut il dire qu’il faille l’inclure dans la définition du mot mariage ?
    4- Si ce type d’union est incluse dans le mot mariage, il s’en suit, ipso facto que le mot mariage désigne plusieurs combinaisons différentes d’unions. Donc ce mot devient indéfini car on ne sait plus de quoi on parle. C’est la polysémie du mot qui est choquante , surtout venant d’un ministre de la justice censée maitriser la sémantique.
    5- Cette technique de « cacher un statut » s’apparente à la technique du coucous , pondant ses œufs dans le nid des autres oiseaux. Ici le nid est le mot « mariage ».
    6- d’autre part le vocable « couple » ne désigne que l’union de 2 altérités , pardon, d’un male et d’une femelle. Donc comment le titre de la loi peut être « couple de meme sexe ». C’est encore une infamie sémantique , qui sème la confusion dans les esprits, les lois et génère des attitudes de violence.

    Conclusion possible : Le législateur en donnant plusieurs sens et types d’union au mot « mariage » laisse croire que l’homosexualité est honteuse au point de devoir la cacher dans le mot mariage.
    Donc appeler un chat –un chat , serait mieux à savoir d’appeler mariage Homme Homme : Pariage (du vieux francais vassalité payant 50% de ses revenus à son seigneur contre protection, et Labiage (de labial) pour une union Femme Femme.

    Mon francais et ma construction de phrases sont elles compréhensibles ?
    Si ce n’est pas le cas, je m’en excuse, je ne peux plus rien pour moi-même.

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  3. Exquisiteur dit :

    « Le jeune homme ne supportait plus ce harcèlement, spécifiquement homophobe ». et d’autres jeunes ne supportent pas le harcèlement social qui leur interdit d’accèder à l’enseignement supérieur par manque d’argent ou à un emploi, d’autres d’être l’objet d’injures pour leur nom de famille à consonance étrangère, d’autres parce qu’on les traite de gros, d’autres de fils de putes, etc…….

    Donc la question n’est pas  » ce garcon a le droit de vivre comme tout le monde car tout le monde a , recoit et recevra des insultes pour une raison ou une autre dans sa vie, je viens d’en faire l’expérience sur des blogs pour mes opinions ».

    Les questions sont donc selon moi (hypothèses) :
    (a) tous les jeunes adolescents à la période de reconstruction identitaire, sont-ils égaux devant « les insultes et harcèlements, se suicident ils tous  » ?
    (b) quel dispositif éducationnel permet de fournir un blindage salvateur à tous les jeunes pour éviter d’en arriver à sacrifier leur vie. TOUTE RELATION SOCIALE peut être une douleur meutrière.

    LES PISTES ?
    Les sénateurs EELV dans leur proposition de loi du 745 du 27082012 ont écrit dans un exposé des motifs justifiant la loi, que la laicisation de la société (enlever le fait religieux des moeurs), n’avait pas réussi à supprimer les préjugés. Donc EELV admettait que les préjugés n’étaient pas fabriqués par les religions puisque le fait religieux avait disparu par la laicisation.
    La conclusion « dixit EELV » c’est  » SUPPRIMONS LA LAICITE ET NOUS SUPPRIMERONS LES PREJUGES ET L’HOMOPHOBIE »
    N’est ce pas une merveilleuse logique , une charia de sénateurs débiles qui ont trop bu à la cantine merveilleuse du Sénat.

    On ne peut pas échanger un « Comment lutter contre tous les harcélements » contre « donner un papa et un maman à chacun dans le mariage » .

    Dans le mariage (pour tous ou gay ?), c’est le LEGISLATEUR LUI MEME qui génére et organise LA VIOLENCE ET LE HARCELEMENT HETEROPHOBE;
    N’est il pas aussi coupable d’irreflexion (lui le gardien de la paix civile par la loi) que ceux qui ont harcelé Jadin Bell ? Le peuple français peut il se suicider pour montrer sa désapprobation ?

    Je me répète à longueur de blogs, une violence culturelle, cultuelle a été perpétré par des chariatistes qui prétendent que tous les types de relations sexuelles fonde le mariage.s

    L’infamie violente hétérophobe organisée par le législateur est cachée dans la polysémie nouvelle du vocable « mariage », un véritable nid de coucous suisses (comme le couteau).

    Le législateur a peur de nommer un chat un chat, il camoufle la honte de l’homosexualité des homosexuels eux memes, dans l’honorabilité societale du mariage (un papa une maman) par une polysémie diabolique. Le mot mariage est indéfini en combinaisons et genres.

    Ce qui DEMONTRE QUE LE LEGISLATEUR EST LUIMEME HOMOPHOBE puisqu’ il dit « l’homosexualité doit être cachée dans le vocable mariage pour qu’elle ne soit plus socialement honteuse » . C’est donc de l’homophobie.

    SI LE LEGISLATEUR EST HOMOPHOBE MALGRE SON FAUX NEZ ROUGE, POURQUOI VOULEZ VOUS DES JEUNES NE LE SOIENT PAS ?

    rien n’empêche le Legislateur de sanctifier l’homosexualité en lui donnant un STATUT OFFICIEL par une union dont les vocables pourraient être PARIAGE (HH) LABIAGE (FF) , sacralisant en mairie ce type d’union.

    Ceci aurait l’avantage de lutter contre l’homophobie (par un mariage sémantiquement différencié) tout en gardant aux couples hétéros le droit d’être des papas et des mamans naturellement .

    Peut etre que d’autres JABIN pourront être sauvés par la vertu d’une sanctification différenciée, publique et légale. Pour les préjugés, leurs fonctions sociétales est de refléter le niveau de conscience d’un peuple dont apparemment le législateur manque sur les conséquences de ses actes.

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    • Jean-Pierre dit :

      Pardon mais on ne comprend rien à ce que vous écrivez Exquisiteur…

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      • Exquisiteur dit :

        Avez vous au moins compris que le législateur a peur d’appeler un chat un chat (donner un nom pour chaque type de combinaison d’union? c’est le principal. Pour le reste je n’y peux rien, j’ai une déficience linguistique d’une telle ampleur qu’elle m handicape auprès de beaucoup. Comprenez vous aussi le sens de la dérision ? J’ai avancé l’idée qu’on ne peut échanger un fait tragique contre un respect du « papamaman ». Au moins si vous pouvez me cibler un passage abscon, dites le moi.

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