« Libé » : quand une philosophe défend les partouzes d’enfants

Beatriz Preciado : est-elle folle ? (DR)

Beatriz Preciado : est-elle folle ? (DR)

La madame est philosophe, docteur en philosophie. Mieux même, elle est ancienne élève de la New School for Social Research de New York et de Princeton University, excusez du peu, et disciple de Jacques Derrida ainsi que d’Agnès Heller. Elle dirige le projet d’investigation et de production artistique Technologies du Genre dans le Programme d’Études Indépendantes du Macba (Musée d’Art Contemporain de Barcelone). La fameuse, et néanmoins fumeuse, théorie du genre…

La madame, forte de tous ses diplômes et de tous les ouvrages qu’elle a commis, a décidé de publier dans Libération, le 14 janvier 2013, un plaidoyer en faveur de « l’enfant queer » (sic) (si vous ne savez pas ce que c’est, Google est votre ami).

Pour que l’enfant puisse faire « un usage libre et collectif de son corps… et de ses fluides sexuels » (sic)

Dans cet article, enfin dans cette suite de mots, la madame affirme que la conception de la famille que défend la « Manif Pour Tous » aboutit à un enfant « qu’on prive de toute force de résistance, de toute possibilité de faire un usage libre et collectif de son corps, de ses organes et de ses fluides sexuels. » En d’autres termes, et de manière à peine voilée, la madame nous dit que les enfants ont parfaitement le droit de participer à des partouzes et qu’on ne saurait les en priver, sauf à être de méchants liberticides. Et elle ajoute même, comme si ça ne suffisait pas, que la « Manif Pour Tous » prétend protéger les enfants au nom de « la terreur, l’oppression et la mort ». Rien que ça.

Le déchainement de « saloperies » qui accompagne une réforme du mariage (que je ne désapprouve pas totalement en tant qu’elle concerne l’union de deux adultes consentants) me sidère dans une société dite démocratique, dans laquelle plus de 170 pays ont signé, en 1989, une Convention internationale des droits de l’enfant que la madame semble totalement ignorer pour les besoins de sa cause. Enfin, si on peut appeler ça une cause.

Je me demande si elle est folle ?

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PS : en application de l’article 227-22 du code pénal, « le fait de favoriser ou de tenter de favoriser la corruption d’un mineur est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Ces peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende lorsque le mineur est âgé de moins de quinze ans ». Il va de soi que la responsabilité du journal est engagée par la publication de ces insanités. La liberté de la presse ne permet pas tout.

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