L’hôpital de Saint-Germain perd ses urgences

La Une du "Courrier des Yvelines".

La Une du « Courrier des Yvelines ».

L’hôpital de St-Germain est à l’agonie. La suppression des urgences au profit de Poissy signe l’arrêt de mort du site st-germanois à terme. En effet, l’existence d’un service d’urgences impose à un hôpital la prise en charge d’un certain nombre de soins. L’article R. 6123-2 du code de la santé publique dispose qu’un hôpital ne peut accueillir des urgences « que s’il dispense en hospitalisation complète les soins mentionnés [à l’article L. 6111-2 1° a] et comporte au moins des services ou des unités de réanimation, médecine générale ou médecine interne, médecine […] cardio-vasculaire, médecine pédiatrique, anesthésie-réanimation, chirurgie orthopédique et chirurgie viscérale, y compris gynécologique. »

Dès lors qu’un hôpital n’est plus en mesure d’assurer tous ces soins en hospitalisation complète, il ne peut plus prétendre accueillir des urgences, ce qui est normal. Mais l’on peut aussi « retourner » la proposition : dès lors qu’on supprime les urgences dans un hôpital, plus rien ne s’oppose ensuite à la suppression de tout ou partie des autres services…

La suppression des urgences à Saint-Germain n’est que le début du processus. C’est ce que confirme à demi-mot Le Parisien dans un article publié le 3 décembre 2012 (cliquez sur l’image pour lire cet article) :

Les urgences du Chips,désormais regroupées à Poissy, sont remplacées à Saint-Germain par un centre de consultation pour adultes.

Les urgences du Chips, désormais regroupées à Poissy, sont remplacées à Saint-Germain par un centre de consultation pour adultes.

Le PS saint-germanois pose à cet égard une excellente question sur son blog : « Dans les jours qui viennent, que devront faire respectivement le patient qui se blesse en ouvrant des huitres pendant les fêtes ou le sportif amateur qui chute pendant son footing ? Se rendre chez leur médecin traitant, aller directement au CCUA ou se diriger vers les urgences de Poissy ? » Puisque les hôpitaux publics sont désormais des établissements publics relevant directement de l’Etat, on a envie de dire : que répond Mme Marisol Touraine (PS), ministre des Affaires sociales et de la Santé à cette excellente question ?

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