Hollande : le contraire d’une conférence de presse

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Le blogueur du Figaro Pierre-Yves Dugua vit aux États-Unis. De là-bas, il a regardé l’intégralité de la conférence de presse du président de la République. Sa conclusion : ni fait ni à faire. Il explique pourquoi en s’attachant à la forme de cet événement (« la forme c’est le fond », comme aurait dit Victor Hugo), et c’est une bonne leçon de communication à l’adresse de l’Elysée.

« Ne me demandez pas pourquoi ou comment, mais je viens de regarder en totalité et en direct la conférence de presse du Président François Hollande. Je n’aborderai pas ici les questions de fond: cela n’entre pas dans le périmètre de ma compétence et encore moins dans celui de ce blog.

En revanche, mon regard américain sur le style et la manière de communiquer choisis par le Président, me conduit à faire les commentaires suivants. Ils trahiront mon ignorance des usages en matière de communication politique en France. Je m’en excuse.

Deux heures et demi !

C’est beaucoup trop long, au regard de la norme américaine. Surtout c’est trop long pour la capacité d’attention de l’électeur moyen. Même en pleine après-midi de semaine…Si le message des priorités d’un chef d’État ou de gouvernement ne peut pas être résumé en moins d’une demi heure, il y a un problème dans le message et les priorités…

On ne commence pas une conférence de presse par un long discours de justification.

Cinq à dix minutes maximum, suffisent pour cadrer le message. Et surtout pour maîtriser le message par la suite. Un communiquant doit avant tout se préoccuper de la manière dont ce qu’il dit sera retransmis à ceux qui ne regardent pas directement son intervention.

La suite ici

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