Une étude sur 3000 enfants remet en cause l’homoparentalité

Une étude publiée en 2012 par le « Social Science Research » (Elsevier) remet en cause l’homoparentalité.

L’essentiel du débat sur le « mariage pour tous » ne porte pas sur le mariage (1), mais sur l’adoption homoparentale, à laquelle le projet de loi en cours de finalisation est associé. L’adoption homoparentale consisterait à permettre à un couple homosexuel marié d’adopter des enfants.

L’archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, a parfaitement résumé la position de l’église catholique en ces termes : « Ce n’est pas parce que des personnes pensent avoir droit à des enfants qu’il faut négliger ce à quoi les enfants ont droit ». Le consistoire israélite de France et les musulmans sont d’ailleurs en phase avec la position de l’église catholique sur ce point. Mais voilà, il y aurait des « études scientifiques » qui prouveraient que…

Il se trouve qu’une étude, réellement scientifique celle-là, remet en cause les conclusions des précédentes enquêtes, faites le plus souvent sur des échantillons de 20 à 38 individus. Ici, il s’agit d’un échantillon de… 3000, le tout assorti d’un protocole bien expliqué (Regnerus (M.), « How different are the adult children of parents who have same-sex relationships ? Findings from the New Family Structures Study », Social Science Research 41 (2012) 752–770).

Le professeur Mark Regnerus (DR). Cliquer pour afficher son CV.

Une augmentation inquiétante des dépressions

L’examen de 3000 enfants devenus adultes éduqués au sein de 8 structures familiales différentes à partir de 40 critères sociaux et émotionnels. Les résultats les plus positifs concernent les adultes provenant de familles « traditionnelles » qui se disent plus heureux, sont en meilleure santé mentale et physique et consomment moins de drogues que les autres. A l’inverse, les enfants élevés par des lesbiennes sont les plus mal lotis avec une augmentation statistique inquiétante des dépressions dans leur groupe.

Les adultes interrogés disent également avoir été plus souvent victimes d’abus sexuels (23% contre 2% chez les enfants issus de couples hétérosexuels mariés) et souffrent plus de précarité économique (69% dépendent de prestations sociales pour 17% de ceux élevés par leurs père et mère). Ces travaux sont d’autant plus intéressants qu’ils viennent contredire la théorie en vogue chez certains psychanalystes qui ont mis l’accent ces derniers mois sur l’importance de la « triangulation psychique », c’est-à-dire le fait d’avoir deux parents homosexuels plutôt qu’un seul parent hétérosexuel, pour assurer une croissance normale de l’enfant.

Pourquoi une telle divergence dans les résultats de ces études de psychologie comportementale ? L’explication tient à la qualité de la démarche de Regnerus qui met en évidence les biais méthodologiques des précédentes études. Le professeur a pris soin d’effectuer son enquête sur une large cohorte d’adultes contrairement aux anciennes études portant sur des échantillons ridiculement faibles de 11 à 38 personnes maximum. Par ailleurs, Regnerus s’appuie sur les réponses des enfants eux-mêmes, devenus adultes, et non sur celles données par les « parents », – la plupart du temps volontaires et non tirés au sort – quand ce n’étaient pas des informations émanant de très jeunes enfants avant l’adolescence instrumentalisés pour valider a posteriori les choix des adultes. Enfin, les études jusqu’ici utilisées comparaient le ressenti des enfants élevés par des lesbiennes à celui d’enfants élevés dans des familles « recomposées », voire « monoparentales ».

Après analyse de l’ensemble des réponses, la conclusion du professeur Regnerus est que le modèle familial reposant sur l’« union conjugale stable du père et de la mère biologique » demeure « l’environnement le plus sécurisé pour le développement de l’enfant ». Cette conclusion rejoint d’ailleurs les termes de la convention internationale des droits de l’enfant (Cide) adoptée à New-York en 1989. Toute autre combinaison, selon l’universitaire américain, porte préjudice à moyen et à long terme, à l’équilibre émotionnel de l’enfant, quelles que soient par ailleurs les qualités humaines et éducatives des personnes homosexuelles.

Merci à Liberté politique.com

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