Sarkozy : des artistes s’élèvent contre l’attitude d’une certaine presse

Parmi les signataires, Stéphane Freiss (DR

Charles Aznavour (DR).

Gérard Depardieu (DR).

Plusieurs artistes et intellectuels, parmi ceux qui soutiennent la candidature de Nicolas Sarkozy, ont publié aujourd’hui une tribune pour s’élever publiquement contre le traitement médiatique qui a été infligé à Nicolas Sarkozy pendant cette campagne. Voici le texte de cette tribune :

« La honte de la Ve République » : c’est ainsi que l’hebdomadaire « Marianne » n’hésite pas à qualifier Nicolas Sarkozy, tandis qu’il y a quelques jours « L’Humanité » comparait ce dernier au Maréchal Pétain.

Depuis plusieurs mois, de tels procédés sont monnaie courante. Au point de faire système et de devenir le discours officiel de ceux qui, dès qu’il s’agit de Nicolas Sarkozy, ne reculent devant aucune outrance.

Avec de tels propos, on sort de l’affrontement démocratique pour désigner à la vindicte, non plus un adversaire politique à défaire, mais un ennemi – à abattre. Chose peu banale, il se trouve que cet ennemi n’est autre que le Président de la République. L’homme qu’une majorité de Français a élu il y a cinq ans pour conduire les destinées du pays. L’homme qui a été choisi par nos compatriotes comme l’un des deux protagonistes du second tour de l’élection présidentielle dimanche prochain.

On ne saurait chercher d’excuse à un tel déni de démocratie. Même le comportement parfois impétueux de Nicolas Sarkozy ne peut servir de circonstance atténuante.

Au contraire, pour notre part, nous voyons dans ce qui insupporte une certaine classe médiatique la principale raison de défendre l’actuel Président de la République. La volonté de diviser qu’on lui prête est en réalité commandée par le refus d’un immobilisme dont la France, dans les circonstances actuelles, ne se remettrait pas. Sa façon de bousculer les habitudes est dictée par l’urgence même de la situation que le pays doit affronter. Et quant à son inculture prétendue, elle dissimule une grande curiosité pour tout ce qui a trait à la création et au patrimoine. Surtout, elle ne l’a pas empêché, au beau milieu d’une crise budgétaire sans équivalent depuis les années 30, d’être le seul dirigeant occidental à accroître de plus d’un cinquième les moyens du ministère de la Culture.

La France a besoin de rassemblement et non de division. Elle est en demande de justice. Qui pourrait dire le contraire ? Mais si l’on veut le rassemblement, si l’on veut la justice, il faut commencer par dire la vérité. La vérité sur l’état de nos comptes publics. La vérité sur l’immigration. La vérité sur la situation du monde et l’avenir de l’Europe. La vérité sur la nécessaire poursuite des réformes, si nous voulons sauver l’essentiel de ce qui nous fonde comme nation.

Cette vérité, aujourd’hui, dérange : c’est la cause profonde de l’antisarkozysme. Mais cette vérité est aussi incontournable : c’est la raison pour laquelle nous appelons dimanche prochain à voter Nicolas Sarkozy.

  • Antoine ARJAKOVSKI, historien
  • Charles AZNAVOUR, auteur-compositeur-interprète
  • David BELUGOU, décorateur de théâtre
  • Gérard DEPARDIEU, acteur
  • Bernard FIXOT, éditeur
  • Stéphane FREISS, comédien réalisateur
  • Valérie-Anne GISCARD D’ESTAING, éditeur
  • Thomas LANGMANN, producteur
  • Claude LELOUCH, réalisateur
  • Emmanuel LE ROY LADURIE, historien, membre de l’Institut
  • Michel MAFFESOLI, sociologue
  • Jean d’ORMESSON, écrivain, membre de l’académie française,
  • Jean-Robert PITTE, membre de l’Institut
  • Jean-Paul SCARPITTA, metteur en scène
  • Jean-Luc SEIGLE, romancier
  • Malika SOREL, essayiste
  • Denis TILLINAC, écrivain
  • Alain TERZIAN, producteur
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3 commentaires pour Sarkozy : des artistes s’élèvent contre l’attitude d’une certaine presse

  1. François MOISE dit :

    On n’a que ce qu’on mérite et on est la somme de ses choix politiques, actes et décisions.
    Certes, Nicolas Sarkozy a semblé résister devant la crise à partir de 2009. C’est le rôle d’un chef d’état. Mais je lui reconnais cela volontiers.
    En revanche, il paye aujourd’hui, et c’est bien normal, ses excès incompris et les cadeaux fiscaux injustifiés à ceux qui sont les plus fortunés de notre pays ainsi qu’un style présidentiel pas toujours compris.
    On sait tous que la droite préfère les riches, l’argent, le capital, la fortune, Ok.. les caresser dans le sens du poil, passe encore mais leur accorder en début du quinquennat ce qu’il leur a accordé et demander aujourd’hui à tous les autres des efforts est tout simplement intolérable d’injustice sociale et fiscale.
    Avec un tel bilan intérieur, il devrait être à 44, 45 % maximum. Et pourtant les français qui sont toujours très indulgents …quand il s’agit de la droite vont peut être le reconduire.
    Alors je dis à tous ces artistes de ne pas s’affoler, et surtout, de faire preuve en ces temps difficiles pour tous sauf pour eux, de retenue et de bonne foi.
    Car derrière leurs airs effarouchés, on sait pertinemment ce pourquoi ils se battent : leurs intérêts directs et égoïstes!

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  2. Meilllier Thomas dit :

    Si la France a besoin de rassemblement, de justice, de vérité, d’indépendance des médias, d’indépendance de la justice, moins de corruption, moins de clientélisme, de respects des personnes et des institutions, … ne votez pas Sarkozy!

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  3. oui bien sûr, quelles évidences! et dans cette Europe plus qu’incertaine, espérons que notre Président sera réélu. Je crois en sa bonne foi, de façon intacte. C’est un grand homme politique, et je le soutiens, quant à son analyse et à ses projets. Bonne chance Mr le Président!

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