Mensonges d’Etat autour de l’hôpital de Saint-Germain/Poissy

Lire l'article du "Parisien" du 28 avril 2011.

« Mensonges d’Etat » : ce n’est pas moi qui le dit, c’est Pierre Morange, médecin et député-maire UMP de Chambourcy (Yvelines). Dans un article au vitriol, « Le Parisien » daté du 28 avril 2011 évoque, pêle-mêle, « déficits abyssaux, dette colossale, gabegie entre deux établissements distants l’un de l’autre de quelques kilomètres, soupçons de malversations ».

Il est vrai que du point de vue des saint-germanois en tout cas, tout a été fait (par qui ?) pour conduire le site de Saint Germain-en-Laye à la faillite, et donc pour le fermer au profit de celui de Poissy, jugé (par qui ?) plus « intéressant ». Prenons l’exemple des urgences : à Saint Germain-en-Laye, elle ferment à 22 heures. Eh oui ! Mais les touristes, nombreux en été, ne le savent pas. Si d’aventure, ils suivent les panneaux indicateurs, ils tomberont sur une porte close. Il n’y a pas encore eu de mort mais ça pourrait venir. On n’a jamais vu des urgences qui fermaient la nuit ! Une infirmière m’a un jour répondu que les soignants ne laisseraient pas sans soins un malade sur le trottoir : naturellement on veut bien les croire, mais encore faut-il surveiller les trottoirs aux abords des urgences !

Quant à la passation des marchés publics dans la période antérieure, elle est pour le moins sujette à débats. Selon « Le Parisien », la Ddass aurait transmis le dossier à la justice il y a deux ans : « Problème, deux ans plus tard, rien n’a avancé, déplore Pierre Morange, député UMP des Yvelines. De fait, les anciennes équipes de l’hôpital, responsables d’un trou colossal, n’ont jamais été entendues ni par la justice ni par leur tutelle, le ministère de la Santé ».

En échange, on nous propose d’ajouter plusieurs dizaines de millions d’euros à la facture actuelle pour construire un hôpital flambant neuf à Chambourcy, qui se substituerait aux deux premiers. Un hôpital loin de tout : du RER, de la Sncf et des réseaux de bus… Il paraît qu’avec un hôpital de 1200 lits, il n’y aura plus de déficit, alors qu’avec deux sites comme Saint-Germain et Poissy, trop petits,  c’est normal qu’on ne tienne pas le budget.

Le centre hospitalier de Granville/Avranches, qui comporte deux sites distants de quelques kilomètres (plus petits que ceux de Poissy et Saint Germain), est en train de démontrer exactement le contraire (lire l’article de « Ouest-France » à ce sujet). Il sera même en excédent budgétaire cette année, tout en entreprenant des travaux de modernisation. Comprenne qui pourra.

Voir le site du centre hospitalier de Granville/Avranches.

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