Un livre à avoir

Gallimard a mis à jour en février 2011, dans la collection « Encyclopédies du voyage », son excellent guide de la « Baie du Mont-Saint-Michel ». Abondamment illustré, il présente le Mont sous toutes les coutures, ainsi que la baie, son histoire, sa faune, sa flore, son architecture et les lieux environnants, qui font la richesse de la baie : Cancale, Granville, Avranches, les Iles Chausey…
Une remarque cependant : comme tout le monde, le guide explique que « la mer progresse à une vitesse moyenne de 3,75 km/h » (p. 196). Cette moyenne ne donne pas une idée exacte de la progression du flux (à marée montante), notamment en période de vives eaux. En effet, en vertu de la règle dite des « douzièmes », la mer monte de 1/12ème la 1ère heure, de 2/12 la 2ème heure, de 3/12 la 3 et la 4ème heures, de 2/12 la 5ème et de 1/12 la 6ème heure. En d’autres termes, cela signifie que la moitié du flux est réalisée pendant 2 heures, à mi-marée. Soit, sur la base d’un estran de 24 km (profondeur de la baie découverte par les plus grandes marées), une « marche » d’environ 6 km/h pendant la 3ème et la 4ème heures. Il suffit d’une déclivité naturelle pour tripler ou quadrupler cette vitesse par endroits, ce qui nous amène effectivement, à certaines heures et à certains endroits, à la « vitesse d’un cheval au galop », ainsi qu’a pu l’écrire Victor Hugo. C’est ce qui explique, comme l’indique d’ailleurs le guide, que le flux de marée puisse parfois atteindre 25 à 30 km/h.
Dans ces conditions, on ne peut que donner un conseil : il ne faut pas s’aventurer dans la baie à pieds ou en bateau sans un guide expérimenté. En dehors des sables mouvants, la puissance des marées en baie du Mont-Saint-Michel n’est pas un mythe.

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