Les Echos.fr – Marchés publics et avocats : méli-mélo à la sauce Bercy

En décembre dernier, Bercy a mis en ligne un projet d’ordonnance transposant la directive 2014/24/UE sur la passation des marchés publics. En l’état, le texte ne prévoit pas l’exclusion des prestations d’avocat liées à un litige. Ceci est regrettable, et surtout, n’est pas conforme aux objectifs de la directive…

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Le n°9 de PPP Mag est paru !

Le numéro 9 de PPP Mag est paru. Le dossier est cette fois-ci consacré à la réforme du droit de la commande publique, engagée par Bercy dans le cadre de la transposition des directives UE de février 2014. A lire aussi, une enquête sur l’ouverture timide des musées aux PPP et un point sur les contrats d’autoroutes.

PPP Mag ©.

PPP Mag ©.

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Le site a changé d’adresse : cyrilleemery.wordpress.com laisse la place à stgermainetc.wordpress.com.

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St-Germain-en-Laye : le SIDRU perd contre la banque DEPFA

Un jugement qui va coûter plus de 10 millions d'euros aux contribuables locaux (DR).

Un jugement qui va coûter plus de 10 millions d’euros aux contribuables locaux (DR).

Les propos rassurants des élus locaux ces dernières années n’auront pas suffi. Dans un jugement rendu le 29 janvier 2015 (dont vous trouverez l’intégralité ci-dessous en exclusivité), le tribunal de grande instance de Paris a condamné le Syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains — SIDRU (nos ordures ménagères) à payer près de 10 millions d’euros en principal à la banque DEPFA. Une somme énorme.

En substance, le tribunal juge que le SIDRU a souscrit des emprunts toxiques, en ayant parfaitement conscience des risques encourus. Dans une réponse aux observations de la Chambre régionale des comptes sur la gestion du SIDRU du 11 mai 2012, le président du SIDRU, Emmanuel Lamy, indiquait : « C’est dans une rubrique intitulée « inconvénient » que DEPFA présente le risque comme illimité sans en indiquer les raisons sous-jacentes qui sont restées inconnues du syndicat ». Pour le tribunal, « le SIDRU a été clairement informé des avantages du produit structuré, mais également du caractère illimité du risque pris concernant le montant du taux à payer à la banque ».

Une prise de risque « illimitée », au nom du contribuable, qui — sous réserve d’appel — va coûter plus de 10 millions d’euros à celui-ci, en y incluant les intérêts à capitaliser sur la période (ce qui représente à peu près 180 € par foyer fiscal à régler à la banque)

Jugement TGI Paris 29/1/2015, SIDRU c/ DEPFA (exclu) (cliquez pour visualiser)

Nota : « Le Parisien » (qui visiblement ne vérifie pas ses sources) croit pouvoir dire, dans son édition du jour, que le SIDRU a gagné son procès alors qu’il l’a perdu (v. le jugement ci-dessus). Peut-on encore parler de journalisme ?

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Le Kosovo, pays de cocagne ou terre d’avenir ?

Résumé d’un périple estival au Kosovo.

L’effondrement du Mur de Berlin en novembre 1989 a libéré de l’emprise communiste la région de l’Europe du Sud que l’on appelle les Balkans. En dépit de la notoriété involontaire acquise par ces territoires ces dernières années — une notoriété largement due aux guerres et aux conflits locaux —, ceux-ci demeurent méconnus à l’Ouest.

Carte et cartographie ethnique du Kosovo - cliquez pour agrandir (DR).

Carte et cartographie ethnique du Kosovo – cliquez pour agrandir (DR).

Un périple de plusieurs semaines dans cette région m’a donné l’occasion de toucher du doigt l’âme orientale de ces territoires sensibles, et en particulier celle du Kosovo.

Je suis parti de France avec ma voiture (révisée à cet effet) en août 2014. J’avais décidé de passer par la Serbie, puis de me rendre au Kosovo, à Pristina.

Indépendante depuis 2008, la République du Kosovo n’est pas reconnue par son voisin serbe, qui continue à l’appeler Kosovo-et-Métochie et revendique ce territoire comme appartenant à la Serbie. À majorité albanaise, le Kosovo a appartenu à différents États lors de son histoire. Enlevé à Byzance par la Serbie en 1170, il est de nouveau occupé par l’Empire ottoman en 1459 et fait partie de la Serbie à partir du traité de Bucarest de 1913 mettant fin à la deuxième Guerre balkanique. Après la Seconde Guerre mondiale, le territoire devient une province autonome de la Serbie au sein des différentes Yougoslavies, avant d’être placé sous administration de l’ONU le 10 juin 1999 en vertu de la résolution 1244 des Nations-Unies à la suite des violents conflits qui ont opposé les autorités serbes aux séparatistes albanais et à des bombardements de l’OTAN, à la fin des années 1990. Depuis les accords de paix de Koumanovo, une force de l’OTAN, la K-FOR, assure la paix et l’ordre dans cette région.

La K-For (DR).

La K-For (DR).

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« La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents »

Mahatma Gandhi, extrait de « Tous les hommes sont frères ».

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Michel Onfray face à Aymeric Caron : la fin de la bien-pensance ?

Michel Onfray, invité de l'émission "On n'est pas couché" animée par Laurent Ruquier sur France 2 le 17 janvier 2015.

Michel Onfray, invité de l’émission « On n’est pas couchés » animée par Laurent Ruquier sur France 2 le 17 janvier 2015.

L’échange qui a opposé le chroniqueur Aymeric Caron et le philosophe Michel Onfray dans l’émission « On n’est pas couchés » le 17 janvier 2015 mérite un prolongement. Puisque les deux débatteurs ont chacun excipé des versets du coran, il me semble utile de faire le point sur cette question en faisant appel aux spécialistes. Aymeric Caron, qui assure avoir raison, reconnaît ne pas être un spécialiste de l’islam, et nie cette qualité à Michel Onfray, qui est tout de même professeur de philosophie.

Laissons la parole à une spécialiste absolument incontestée, qui est docteur d’État en droit, docteur en civilisation islamique, agrégée d’arabe, professeure d’arabe au Lycée Louis-Le-Grand (Paris), auteure chez Gallimard et à La Découverte. Que dit cette spécialiste ? La même chose que Michel Onfray, au mot et à la virgule près :

« Parler de théologie sclérosée de l’islam, d’archaïsme du droit musulman, n’empêche pas que l’islam juridique est bien vivant dans tout le territoire musulman et que c’est même le seul islam qui est pratiqué. Les intégristes ne sont pas des hérétiques par rapport au système traditionnel de l’islam. Ils veulent simplement que tout soit appliqué à la lettre (…)

Depuis le 11 septembre 2001, on répète que ce n’est pas cela l’islam [voir l’allocution aux Français de François Hollande ces derniers jours] que le coran est un message de paix et d’amour [voir ce qu’en a dit Aymeric Caron samedi 17 janvier dans « On n’est pas couchés »], qu’il s’agit là d’une dérive politique, d’une maladie [des déséquilibrés… ?] ! Une mauvaise fièvre en quelque sorte ! Mais si le coran était uniquement une parole de compassion, de douceur et de pardon, valable pour tous et pour tous les temps, pourquoi ces versets autorisant le talion, prescrivant le combat ? Pourquoi ces prescriptions sur l’amputation pour vol, la flagellation pour adultère ? Pourquoi cette autorisation de la polygamie, même accompagnée de mise en garde, pourquoi ces versets sur la répudiation, même si c’est le licite le plus haïssable ? Pourquoi cette différence de traitement entre l’homme et la femme dans l’héritage et le témoignage ? Pourquoi cette autorisation donnée à l’homme de frapper la femme, même si c’est en dernier recours ? Pourquoi cette sourate 8 sur le butin, les dépouilles de guerre ? Pourquoi ce rappel du massacre de la troisième tribu juive de Médine ? Pourquoi ces versets contraignants sur la tenue vestimentaire des femmes ? Pourquoi le verset sur la menstruation qualifiée de souillure ? Pourquoi tous ces versets stigmatisant les Juifs ? Pourquoi ces invectives contre ceux qui sèment la corruption sur la terre ?

Une amputation attribuée à l'État islamique (DR).

Une amputation attribuée à l’État islamique (DR).

Si le coran ne mentionnait rien de ce genre, si la vie du Prophète et son comportement ne contenaient aucune trace d’appel à la vengeance, bref, si le coran, la sunna (imitation du Prophète) étaient au-dessus de tout soupçon concernant ce qui est reproché aux intégristes islamistes, comment ces derniers pourraient-ils justifier l’imposition du voile à la femme, la polygamie, la peine de flagellation de la femme adultère, l’amputation de la main pour vol ? Ces versets sont bien dans le coran. Ils n’ont jamais été supprimés et le musulman, même le plus modéré, peut lire ces prescriptions.

Flagellation (DR).

Flagellation (DR).

Il n’est pas juste, et surtout pas très judicieux, de laisser croire aux non-musulmans que ce sont là pures inventions, sans fondement religieux, de fanatiques musulmans, d’excités, de malades, de fous de Dieu et ceci en Iran, en Arabie saoudite, au Soudan, en Libye, en Indonésie, au Pakistan, en Algérie et aujourd’hui au Maroc.

La liste des pays s’allonge. La vérité, c’est qu’il s’agit d’un retour aux textes fondateurs islamiques. Il faut avoir le courage de le dire : dans le coran comme dans la sunna se trouvent certaines prescriptions qui sont intolérables pour une conscience moderne. »

Anne-Marie Delcambre, L’Islam des interdits, Paris, éd. Desclée de Brouwer, février 2011, page 139-140.

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Guillaume Bigot : une voix discordante à l’heure du « pas d’amalgame »

Au risque de rompre une unité nationale fragile à la veille de la grande marche républicaine, dont chacun espère le succès, Guillaume Bigot, directeur de l’IPAG Business School et essayiste, a publié dans Le Monde un « point de vue » intitulé « Le mantra de l’amalgame ». Pour lui, l’islamisme n’est pas en dehors de l’islam. C’est une gangrène qui est à l’intérieur de cette religion, et c’est à cette religion qu’il appartient de réagir pour l’en extirper. Pour lui, si la majorité des musulmans sont pacifistes (avis que je partage), « il n’y a aucune paroi étanche entre l’islam dit « modéré » et l’islamisme djihadiste, mais un immense dégradé ».

Je ne peux malheureusement pas publier ici l’intégralité du texte, qui est soumis aux droits de son éditeur, mais j’en publie l’introduction, à charge pour vous d’aller sur lemonde.fr pour lire la suite de ce texte, qui manque peut-être un petit peu de subtilité dans l’analyse, mais enrichit utilement le débat, avec un point de vue décalé, en cette période troublée :

« En réponse au massacre à Charlie Hebdo, politiques, experts et journalistes ont appelé à éviter « tout amalgame ». Ce mantra entend protéger les musulmans en France que pourtant nul ne menace. Qui s’en prend à l’islam dans notre pays ? Combien de manifestations appelant au meurtre des musulmans dénombre-t-on sur notre sol ? Cette attitude qui consiste à dédouaner une religion que personne n’accuse est aberrante.

Si un fanatique juif ou catholique avait vidé son chargeur à la sortie d’une mosquée, aurait-on entendu la même litanie visant à ne pas jeter l’opprobre sur les Juifs ou sur les chrétiens ? Non. Si une telle horreur s’était produite, tout ce que la France compte de voix catholiques ou juives aurait alors exprimé sa compassion vis-à-vis des victimes et son dégoût vis-à-vis des brebis galeuses. En dehors de Dalil Boubakeur, issu d’un courant minoritaire, et des fortes paroles de l’iman de Drancy [Hassen Chalghoumi], combien d’autorités religieuses musulmanes en France fustigent ces « satans » ? Espérons qu’elles soient innombrables.

Plutôt que d’appeler les détracteurs de Mahomet désormais menacés de mort à ne pas faire d’amalgame, il eût été plus judicieux d’appeler les imams de France à prier pour les morts et à « excommunier » les djihadistes. C’est à la deuxième religion de France de rejeter tout amalgame avec des fous assoiffés de sang. Et non à la France de parler à la place de l’islam français. Ceux qui veulent à tout prix mettre l’islam hors du coup  [l’auteur vise ici François Hollande, dans son allocution du 9 janvier] cherchent à exorciser un mal qu’ils connaissent : car s’ils sont une infime minorité, les islamistes criminels existent et bénéficient de la sympathie d’une frange minoritaire, mais réelle des musulmans de France. Sommes-nous certains que les islamistes les plus radicaux sur notre territoire soient si peinés d’apprendre que des mécréants ayant caricaturé Mahomet l’aient payé de leur vie ? »

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Hommage à Charlie Hebdo, à la manière de Rudyard Kipling

Oui, l'amour est plus fort que la haine (DR).

Oui, l’amour est plus fort que la haine (DR).

Si tu peux voir détruit ton comité de rédaction,

Et sans dire un mot te remettre à publier,

Ou perdre en un seul coup 12 de tes héros,

Sans un geste et sans un soupir,

Si tu peux être drôle sans être trop aigri,

Si tu peux être fort sans cesser d’être humain,

Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,

Pourtant lutter et te défendre,

Si tu peux supporter de voir tes dessins

Travestis par des gueux pour exciter les sots,

Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,

Sans mentir toi-même d’un mot,

Si tu peux rester digne en étant populaire,

Si tu peux rester libre à l’égard des puissants,

Et si tu peux aimer tous tes lecteurs en frères,

Sans qu’aucun soit tout pour toi,

Si tu sais méditer, observer et publier,

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,

Rêver, mais sans jamais laisser ton rêve être ton maître,

Dessiner sans n’être qu’un dessinateur,

Si tu peux caricaturer sans jamais être en rage,

Si tu peux braver la censure sans être imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage,

Sans être moral ni pédant,

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite,

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,

Si tu peux conserver ton courage et ta tête,

Quand tous les autres les perdront,

Alors les imams, les prêtres, et les élus

Seront à tout jamais tes lecteurs soumis

Et, ce qui vaut mieux qu’Allah et son Prophète,

Tu seras Charlie Hebdo, mon journal immortel !


À la manière de Rudyard Kipling

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A midi, une minute de silence.

A midi, une minute de silence.

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Jacques Chancel est mort

Jacques Chancel (DR).

Jacques Chancel (DR).

Pour tous ceux que le passé renvoie à l’Indochine – c’est mon cas -, la mort de Jacques Chancel n’est pas seulement celle du grand journaliste que tout le monde a connu. Son décès à 86 ans réveille en moi des souvenirs maternels. Ma mère a en effet connu Jacques Chancel à Saïgon, alors qu’elle était stagiaire à Radio-Saïgon et fréquentait le milieu journalistique.

Mais comme d’habitude, c’est Erik Orsenna, de l’Académie française, qui a trouvé les mots justes pour parler de Jacques Chancel :

« Jacques Chancel incarnait la France des 80 dernières années ! À 20 ans, il est journaliste en Indochine. Déjà, il essaye d’élever les auditeurs. Plutôt que de pousser des disques sur Radio-France-Asie, il invite des figures locales et culturelles. Toute sa vie, il a accompagné le Tour de France, cette grande fête sportive et populaire. Pour rien au monde, il n’aurait manqué ce rendez-vous. Il a incarné la culture populaire. Il a fait connaître avec bienveillance une grande quantité d’artistes. Ses interviews étaient des modèles inégalés : il écoutait ce qu’on disait en préparant la question d’après. Jamais personne n’a fait ça avant et après lui. Chancel était un passeur comme je n’en ai jamais connu. Le Pyrénéen qu’il était n’était préoccupé que par l’élévation : faire monter les gens et faire de la musique. »

Lire la suite des hommages sur Le Point.fr

Jacques Chancel et l’Indochine, sur Paris-Match.com : l’hebdomadaire se souvient de tous ces grands noms du journalisme et de la littérature qui ont accompagné les débuts de Jacques Chancel à Saïgon : Max Clos (qui fut dans les années 70 directeur éditorial du Figaro), Lucien Bodard, Mag Bodard (qui apprit à ma mère à faire la pizza, un plat exotique pour l’Indochine !), et tant d’autres…

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Quand le bâtiment va, tout va. Et sinon ?

Que dire de plus ?

Quand le bâtiment va, tout va...

Quand le bâtiment va, tout va… (source Le Figaro – MEDDE)

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